Éclairage, variabilité produit, faux rejets et données : les décisions qui comptent avant de parler mégapixels.
1. Construire une bibliothèque de défauts
Le point de départ n’est pas la caméra mais le défaut à détecter : taille, contraste, orientation, fréquence, variabilité et criticité. Il faut des exemples bons et mauvais, idéalement issus du vrai process. Sans cette base, le projet risque d’optimiser une démonstration plutôt que la production.
2. Stabiliser ce que la caméra voit
L’éclairage, la position pièce, la vibration, la vitesse et la contamination optique déterminent souvent davantage la robustesse que la résolution nominale du capteur. Un bon concept cherche d’abord à réduire la variabilité physique de l’image.
3. Définir les faux rejets et faux acceptés
Une inspection qui “détecte 99 %” ne veut rien dire sans préciser la population testée et le coût des erreurs. Il faut distinguer faux acceptés, faux rejets, cas indéterminés et stratégie de reprise manuelle.
4. Tester à cadence réelle
Les performances doivent être vérifiées avec le vrai temps de cycle, les changements de référence, les mouvements et le niveau de propreté réel. Le temps de traitement, le déclenchement, l’éjection et la synchronisation font partie du système.
| Sujet | Question à poser | Preuve attendue |
|---|---|---|
| Défaut | Qu’est-ce qui est réellement non conforme ? | Bibliothèque d’échantillons |
| Optique | Le défaut reste-t-il visible dans toutes les conditions ? | Essais éclairage / position |
| Algorithme | Quel compromis faux rejet / faux accepté ? | Matrice de tests |
| Cadence | Le cycle reste-t-il stable à vitesse réelle ? | Essai dynamique |
| Traçabilité | Que conserve-t-on et pourquoi ? | Image / code / résultat / horodatage |
5. Préparer l’exploitation des données
Toutes les images n’ont pas besoin d’être stockées. En revanche, les données utiles au pilotage — référence, résultat, défaut, lot, horodatage, cause de rejet — doivent être définies dès le départ si l’objectif inclut traçabilité ou amélioration continue.
Note de cadrage technique générale. L’applicabilité réglementaire, les performances et responsabilités doivent être confirmées projet par projet.
